🇸🇦 Arabie Saoudite – Uruguay (1-1) : l’Arabie hĂ©roĂŻque, l’Uruguay sauvĂ© par Maxi AraĂşjo Ă  la 80ᵉ
Coupe du Monde 2026

🇸🇦 Arabie Saoudite – Uruguay (1-1) : l’Arabie hĂ©roĂŻque, l’Uruguay sauvĂ© par Maxi AraĂşjo Ă  la 80ᵉ

Menant grâce à Al-Amri et portée par un Al-Owais immense, l'Arabie Saoudite a tenu l'Uruguay de Bielsa 80 minutes avant de craquer sur l'égalisation de Maxi Araújo, le latéral-ailier du Sporting. Un 1-1 qui a des airs d'exploit manqué — et un groupe H où les quatre équipes se tiennent.

Rédaction · Foot Vertical
5 min de lecture
Partager

Il y a des 1-1 qui sonnent comme des victoires, et d’autres comme des occasions manquĂ©es. Cette nuit Ă  Miami, l’Arabie Saoudite a vĂ©cu les deux Ă  la fois. Vaillante, organisĂ©e, longtemps menĂ©e… pardon, longtemps menante, elle a tenu tĂŞte Ă  l’Uruguay de Marcelo Bielsa pendant 80 minutes avant de craquer sur un Ă©clair. Les Faucons Verts repartent avec un point prĂ©cieux et un immense regret : celui d’un exploit qui leur a filĂ© entre les doigts dans le money-time, sur un but du latĂ©ral-ailier du Sporting, Maxi AraĂşjo.

Groupe H · 1ʳᵉ journée
🇸🇦Arabie Saoudite 1–1 🇺🇾Uruguay
Nuit du 15 au 16 juin · Hard Rock Stadium, Miami

Le match : l’Arabie y a cru, Bielsa a tremblĂ©

L’Uruguay partait largement favori. Sur le terrain, on a longtemps vu l’inverse. Solides, disciplinĂ©s, jamais rĂ©signĂ©s, les Saoudiens ont frappĂ© les premiers : Ă  la 41ᵉ, le dĂ©fenseur Abdulelah Al-Amri a surgi pour donner l’avantage Ă  son Ă©quipe et faire taire la Celeste. Un avantage mĂ©ritĂ©, tant les hommes de Bielsa ont semblĂ© brouillons, Ă  court de solutions — au point de voir Darwin Núñez, transparent, ĂŞtre remplacĂ© dès la pause.

En seconde pĂ©riode, l’Uruguay a poussĂ©, encore et encore, mais il s’est heurtĂ© Ă  un mur portant des gants : Mohammed Al-Owais. Le gardien saoudien a sorti une sĂ©rie de parades de très haut vol, repoussant tout ce qui passait et maintenant le rĂŞve en vie. Jusqu’Ă  la 80ᵉ. Sur une nouvelle offensive, Al-Owais dĂ©tourne une tĂŞte… mais ne peut rien sur le rebond, que Maxi AraĂşjo pousse au fond d’un angle pourtant fermĂ© (1-1). Égalisation cruelle. L’Uruguay Ă©vite le pire, l’Arabie Saoudite pleure une victoire historique envolĂ©e Ă  dix minutes de la fin.

⚽ Al-Amri (Arabie S.) 41ᵉ 🧤 Al-Owais parades de gala ⚽ Maxi Araújo 80ᵉ (égalisation)
41 le but saoudien d’Al-Amri
80 l’Ă©galisation d’AraĂşjo, du Sporting
4 équipes du groupe H à égalité, 1 point
0 le bilan de Darwin Núñez, sorti à la pause

Le focus (1) : l’Arabie Saoudite, vaillante et si proche de l’exploit

On a tendance Ă  ranger l’Arabie Saoudite dans la catĂ©gorie des faire-valoir. Cette nuit, elle a rappelĂ© qu’elle n’en Ă©tait pas une. Pendant 80 minutes, les Faucons Verts ont livrĂ© une copie hĂ©roĂŻque : un bloc compact et disciplinĂ©, une agressivitĂ© maĂ®trisĂ©e, et surtout ce refus obstinĂ© de subir. Mener au score face Ă  une nation deux fois championne du monde, ce n’est pas un hasard — c’est le fruit d’un plan parfaitement exĂ©cutĂ©, et d’un Ă©tat d’esprit irrĂ©prochable.

Et puis il y a leur gardien. Mohammed Al-Owais a Ă©tĂ© l’homme du match, ni plus ni moins : Ă  chaque fois que la Celeste pensait Ă©galiser, il Ă©tait lĂ , Ă  repousser l’inĂ©vitable d’une parade de grande classe. Sans lui, l’Uruguay aurait recollĂ© bien plus tĂ´t. C’est toute la cruautĂ© de cette soirĂ©e : tant d’efforts, tant de sang-froid, pour finalement craquer Ă  dix minutes du terme. Le point est prĂ©cieux — il vaut mieux qu’une dĂ©faite —, mais il a un goĂ»t de regret immense. L’Arabie Saoudite n’a pas fait illusion ; elle a vraiment failli crĂ©er l’exploit.

“
Ă€ la 80ᵉ, l’Arabie Saoudite tenait l’exploit de sa vie. Il aura suffi d’un rebond et du latĂ©ral-ailier du Sporting pour le lui voler.
Cyssou, sur la nuit héroïque des Faucons Verts

Le focus (2) : Maxi AraĂşjo, le latĂ©ral-ailier qui sauve l’Uruguay

Si l’Uruguay repart avec un point, il le doit Ă  un homme au profil passionnant. Maximiliano AraĂşjo, c’est sur le papier le latĂ©ral gauche du Sporting Portugal — mais le rĂ©duire Ă  ça serait une erreur. Le garçon possède un tel volume offensif et une telle qualitĂ© technique qu’il peut Ă©voluer, et briller, comme ailier gauche pur. C’est exactement ce profil hybride, ce couteau suisse du couloir, qui a fait la diffĂ©rence cette nuit : montĂ© très haut en fin de match, c’est lui qui se retrouve au bon endroit pour pousser le rebond au fond, dans un angle fermĂ©, Ă  la 80ᵉ.

C’est toute la valeur du latĂ©ral moderne : un joueur capable d’assumer ses tâches dĂ©fensives tout en pesant comme un attaquant dans la surface adverse. LĂ  oĂą l’Uruguay de Bielsa pataugeait, sans solution devant (Núñez sorti, attaque stĂ©rile), c’est son arrière gauche qui a sauvĂ© les meubles. Une belle illustration de pourquoi ces profils-lĂ  valent de l’or sur le marchĂ© — et un sauveur inattendu pour une Celeste qui devra montrer beaucoup mieux pour exister dans ce Mondial.

Ce que ça dit pour la suite

Le rĂ©sultat le plus parlant est ailleurs que sur cette pelouse : après le nul de l’Espagne face au Cap-Vert et celui-ci, les quatre Ă©quipes du groupe H sont Ă  Ă©galitĂ© parfaite, un point chacune. Une poule que personne ne contrĂ´le, et oĂą l’Arabie Saoudite comme le Cap-Vert ont prouvĂ© qu’ils n’avaient peur de personne. L’Uruguay, lui, sort de ce match avec plus de questions que de certitudes : une attaque en panne, un Núñez Ă  la rue, et un Bielsa qui a du pain sur la planche. Quant aux Saoudiens, ils peuvent regarder la suite droit dans les yeux : avec ce niveau d’engagement et un Al-Owais dans cette forme, ils feront mal Ă  quelqu’un.


📚 Sources

Jouer comporte des risques (endettement, dépendance, isolement). Interdit aux moins de 18 ans — 09 74 75 13 13.

Partager l'article
Rédaction · Foot Vertical