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Le SĂ©nĂ©gal tenait sa qualification. Le SĂ©nĂ©gal tenait un exploit. Et le SĂ©nĂ©gal a tout laissĂ© filer. Menant 2-0 Ă un quart d’heure de la fin, les Lions de la Teranga se sont totalement effondrĂ©s face Ă une Belgique qui n’a jamais renoncĂ© : deux buts en trois minutes pour Ă©galiser, puis un penalty de Tielemans dans les ultimes secondes de la prolongation (3-2 a.p.). Un naufrage cruel, une remontada folle. La vraie Coupe du monde a bien commencĂ©.
Le match : deux buts d’avance, puis l’effondrement
Pendant plus d’une heure, le SĂ©nĂ©gal a maĂ®trisĂ© son sujet. Diarra avait ouvert le score dès la 25ᵉ minute (0-1), puis IsmaĂŻla Sarr, sur un service de NiakhatĂ©, avait fait le break Ă la 51ᵉ (0-2). Solides, tranchants, fidèles Ă la forme entrevue en phase de groupes, les Lions filaient vers les huitièmes et semblaient Ă l’abri.
Et puis tout a basculĂ©. Ă€ la 86ᵉ minute, Romelu Lukaku a relancĂ© la Belgique d’un but rageur (1-2). Trois minutes plus tard, Ă la 89ᵉ, Youri Tielemans a Ă©galisĂ© et achevĂ© de faire douter des SĂ©nĂ©galais soudain tĂ©tanisĂ©s (2-2). En prolongation, le SĂ©nĂ©gal a sombrĂ© : dans le temps additionnel de la seconde pĂ©riode prolongĂ©e, un penalty a Ă©tĂ© accordĂ© Ă la Belgique, et Tielemans l’a transformĂ© Ă la 120+5 pour crucifier les Lions (3-2). Un craquage complet, du dĂ©but de la fin jusqu’Ă l’ultime seconde.
Le focus : le craquage sĂ©nĂ©galais, une dĂ©sillusion pour l’Histoire
Il y a des dĂ©faites qui laissent des cicatrices. Celle-ci en fait partie. Le SĂ©nĂ©gal a tout eu en main : deux buts d’avance, un adversaire fĂ©brile, une qualification Ă portĂ©e. Puis, en quelques minutes, l’Ă©difice s’est Ă©croulĂ©. Reculant trop tĂ´t, cĂ©dant Ă la panique, incapable de conserver le ballon dans les moments chauds, les Lions ont offert Ă la Belgique le scĂ©nario qu’elle n’espĂ©rait plus. Le coup de grâce, ce penalty Ă la 120+5, restera comme le symbole d’une fin de match ratĂ©e de bout en bout.
Ă€ l’inverse, il faut saluer le mental d’une Belgique qui n’a jamais lâchĂ©. PortĂ©e par un Lukaku prĂ©cieux et un Tielemans dĂ©cisif — un doublĂ©, dont le penalty de la dĂ©livrance —, la sĂ©lection belge a transformĂ© une soirĂ©e qui virait au fiasco en qualification hĂ©roĂŻque. Ce genre de renversement, arrachĂ© Ă la force du caractère, peut lancer un tournoi. Pour le SĂ©nĂ©gal, en revanche, ne restera que l’amertume d’un gâchis monumental.

Mener 2-0 Ă un quart d’heure de la fin et sortir aux prolongations : le SĂ©nĂ©gal a vĂ©cu un cauchemar. La Belgique, elle, n’a jamais renoncĂ© et signe une remontada de guerriers. Cruel, mais mĂ©ritĂ© au mental.Cyssou, sur l’effondrement des Lions
Ce que ça dit pour la suite
SauvĂ©e par sa force de caractère, la Belgique file en huitièmes de finale oĂą l’attendent les États-Unis, autre pays-hĂ´te au public bouillant. Un test grandeur nature pour des Diables qui devront cette fois Ă©viter de se compliquer autant la vie. Mais après une remontada pareille, la confiance est revenue. Le SĂ©nĂ©gal, lui, quitte le Mondial en se demandant longtemps comment il a pu laisser passer ça. Pour suivre la route de chacun, le grand tableau est Ă jour.
Ă€ toi de jouer
Le Sénégal pouvait-il gérer autrement cette fin de match ? Et cette Belgique-là , sauvée in extremis, a-t-elle les armes pour aller loin ? Donne ton avis en commentaire.
📚 Sources
- Wikipédia — Coupe du monde 2026 (seizièmes de finale)
- FIFA — Coupe du monde 2026 (site officiel)
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