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Le pays hĂ´te est dans le grand bain, et il l’a validĂ© avec la manière. En battant l’Australie 2-0, les États-Unis enchaĂ®nent un deuxième succès et composent dĂ©jĂ leur billet pour les seizièmes de finale. Sans leur maĂ®tre Ă jouer Christian Pulisic (blessĂ© au mollet), la bande de Pochettino a imposĂ© son identitĂ© : un jeu vertical assumĂ© et un pressing de tous les instants qui ont Ă©touffĂ© des Socceroos jamais dans le coup.
Le match : un pressing qui asphyxie
Les États-Unis n’ont pas attendu pour mettre la main sur la rencontre. Dès la 11ᵉ minute, leur pression haute a payĂ© : harcelĂ©, Cameron Burgess a trompĂ© son propre gardien (csc), une ouverture du score directement nĂ©e de l’intensitĂ© amĂ©ricaine et provoquĂ©e par le travail de Balogun. Devant leur public de Seattle, les AmĂ©ricains ont continuĂ© Ă pousser, Ă rĂ©cupĂ©rer haut, Ă attaquer vite.
Juste avant la pause, Freeman a doublĂ© la mise (43ᵉ) pour rĂ©compenser cette domination et plier le match. En seconde pĂ©riode, l’Australie n’a jamais trouvĂ© la faille face Ă un bloc amĂ©ricain disciplinĂ©. Sans Pulisic, on aurait pu craindre une baisse de rĂ©gime : il n’en a rien Ă©tĂ©. La machine a tournĂ©, portĂ©e par le collectif plutĂ´t que par un individualitĂ© — et c’est peut-ĂŞtre le plus rassurant.
Le focus : la verticalité, marque de fabrique de Pochettino
On l’avait dĂ©jĂ soulignĂ© dès le premier match face au Paraguay : cette Ă©quipe des États-Unis a une vraie idĂ©e de jeu. Pas de possession stĂ©rile, pas de passes latĂ©rales pour rassurer — du jeu vers l’avant, vite, avec un pressing coordonnĂ© qui asphyxie l’adversaire dès la perte de balle. Face Ă l’Australie, ce plan a parfaitement fonctionnĂ© : le premier but naĂ®t directement du pressing, et l’intensitĂ© n’est jamais retombĂ©e.
Le plus impressionnant ? Avoir livrĂ© ce match plein sans Pulisic, leur joueur le plus crĂ©atif. Cela en dit long sur l’ancrage des principes de Pochettino : l’Ă©quipe ne dĂ©pend plus d’un seul homme, elle s’appuie sur un collectif rodĂ© et un Ă©tat d’esprit conquĂ©rant. Pour un pays hĂ´te, censĂ© porter le poids des attentes, c’est exactement le visage qu’il fallait montrer. Les États-Unis ne se contentent pas de se qualifier : ils donnent l’impression d’une Ă©quipe qui sait oĂą elle va.

Sans Pulisic, sans temps faible, avec un pressing qui Ă©touffe : les États-Unis ne subissent pas la pression du pays hĂ´te, ils l’imposent aux autres.Cyssou, sur la team USA de Pochettino
Ce que ça dit pour la suite
Au classement du groupe D, les États-Unis sont en tĂŞte et dĂ©jĂ qualifiĂ©s, avec la sĂ©rĂ©nitĂ© de pouvoir aborder la dernière journĂ©e sans pression. L’Australie, en revanche, est dos au mur et devra battre le Paraguay pour espĂ©rer. Pour la team USA, la vraie question devient excitante : jusqu’oĂą ce collectif peut-il aller ? Avec un Pulisic de retour et cette base dĂ©fensive solide, le pays hĂ´te a clairement les moyens de viser bien plus loin que les seizièmes.
Ă€ toi de jouer
Cette équipe des États-Unis peut-elle créer la surprise dans son Mondial ? Le pressing à la Pochettino tiendra-t-il face à un gros calibre ? Donne ton avis en commentaire.
📚 Sources
- France 24 — la team USA qualifiĂ©e après sa victoire sur l’Australie
- Foot Mercato — les États-Unis dominent l’Australie et se qualifient
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