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Il y a des défaites qui défient la logique. La Turquie a tiré 32 fois, monopolisé le ballon (67 % de possession), joué toute une mi-temps à onze contre dix… et a quand même perdu. Un but encaissé après 64 secondes, et plus rien derrière, malgré le déluge. Résultat : un 0-1 cruel face au Paraguay, et surtout une élimination qui scelle un Mondial complètement raté pour les hommes au croissant.
Le match : la domination stĂ©rile poussĂ©e Ă l’absurde
Le scĂ©nario s’est dessinĂ© dès l’entame. Ă€ la première minute, MatĂas Galarza a fusillĂ© la Turquie après seulement 64 secondes de jeu (le but le plus rapide du tournoi Ă cet instant), conclusion d’un mouvement lancĂ© par Cubas et Enciso. SonnĂ©e d’entrĂ©e, la Turquie a alors entamĂ© un siège qui aura durĂ© jusqu’au bout : 32 tirs, dont cinq cadrĂ©s, contre seulement sept frappes paraguayennes.
Le sort lui a mĂŞme tendu la main : l’expulsion de Miguel AlmirĂłn (premier joueur exclu du tournoi sous la nouvelle règle sanctionnant le geste de la main devant la bouche) a offert aux Turcs une mi-temps entière Ă onze contre dix. En vain. MurĂ©s derrière, les Paraguayens ont tout repoussĂ©, et la Turquie s’est cognĂ©e Ă son propre manque de tranchant. Une montagne d’occasions, zĂ©ro but : le rĂ©sumĂ© d’un Mondial frustrant.
Le focus : la Turquie, reine de la stérilité
On l’avait pressenti, et il faut savoir le reconnaĂ®tre : je m’Ă©tais plantĂ© sur le potentiel de cette Turquie en dĂ©but de tournoi, mais le constat est dĂ©sormais implacable. Cette Ă©quipe ne sait pas marquer. Deux matchs, deux dĂ©faites, une avalanche d’occasions et une incapacitĂ© chronique Ă conclure. Le 0-1 de San Francisco en est la caricature : 32 frappes, un homme de plus pendant 45 minutes, et toujours ce zĂ©ro pointĂ© qui condamne. Quand on domine autant sans jamais punir, on ne mĂ©rite pas mieux que l’Ă©limination.
Ă€ l’inverse, le Paraguay donne une leçon de cynisme : une occasion, un but, puis un mur. La Garra GuaranĂ, ce courage et cette duretĂ© dĂ©fensive qui ont fait la lĂ©gende du football paraguayen, a parlĂ©. Et grâce Ă ce succès, le Paraguay relance totalement sa campagne avant le choc final face Ă l’Australie. Le rĂ©alisme contre la dĂ©bauche d’Ă©nergie : le football a tranchĂ©, et ce n’est pas en faveur des Turcs.

32 tirs, 45 minutes Ă onze contre dix, et un seul but… encaissĂ©. La Turquie n’a pas perdu un match : elle a perdu son Mondial faute de savoir le mettre au fond.Cyssou, sur la malĂ©diction offensive turque
Ce que ça dit pour la suite
Au classement du groupe D, la Turquie est Ă©liminĂ©e, condamnĂ©e Ă jouer pour l’honneur lors de la dernière journĂ©e. Le Paraguay, lui, ressuscite : ce succès le replace dans la course aux seizièmes, oĂą tout se jouera face Ă l’Australie. Pour la Turquie, l’heure sera au bilan, et il sera sĂ©vère : avec un tel volume de jeu et une telle inefficacitĂ©, la question du finisseur va hanter tout un pays. Le talent ne manque pas ; le sang-froid devant le but, cruellement, si.
Ă€ toi de jouer
Comment perd-on un match avec 32 tirs et un homme de plus pendant une mi-temps ? La Turquie est-elle la plus grosse déception de ce Mondial ? Dis-moi tout en commentaire.
📚 Sources
Jouer comporte des risques (endettement, dépendance, isolement). Interdit aux moins de 18 ans — 09 74 75 13 13.