🇺🇸 États-Unis – Paraguay (4-1) : le jeu vertical de Pochettino fait exploser la défense paraguayenne
Coupe du Monde 2026

🇺🇸 États-Unis – Paraguay (4-1) : le jeu vertical de Pochettino fait exploser la défense paraguayenne

Pour leur entrée à domicile, les États-Unis de Pochettino ont déroulé : 3-0 à la pause, doublé de Balogun, 4-1 au final. La leçon du soir : un jeu vertical, direct, qui a transpercé un Paraguay incapable de suivre le rythme.

Rédaction · Foot Vertical
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On attendait de voir ce que la sĂ©lection amĂ©ricaine de Mauricio Pochettino avait dans le ventre Ă  domicile. RĂ©ponse en quarante-cinq minutes : 3-0 Ă  la pause, un Paraguay pulvĂ©risĂ©, et un message envoyĂ© Ă  tout le tournoi. Victoire 4-1 au SoFi Stadium, et au-delĂ  du score, une manière de jouer qui m’a sautĂ© aux yeux — la verticalitĂ©. Les États-Unis n’ont pas patiemment construit : ils ont attaquĂ© la profondeur, encore et encore, jusqu’Ă  faire craquer une dĂ©fense paraguayenne incapable de suivre le rythme.

Groupe D · 1ʳᵉ journée
🇺🇸États-Unis 4–1 🇵🇾Paraguay
Nuit du 12 au 13 juin · SoFi Stadium, Los Angeles

Le match : une première période de rêve

Il aura suffi de sept minutes pour donner le ton. Sous la pression amĂ©ricaine, le malheureux Damian Bobadilla a trompĂ© son propre gardien (1-0, 7ᵉ) — un cadeau, mais le fruit d’une intensitĂ© d’entrĂ©e qui n’a jamais faibli. Le SoFi Stadium avait Ă  peine fini de rugir que la machine amĂ©ricaine s’emballait dĂ©jĂ . Et au bout de cette mĂ©canique, un homme : Folarin Balogun. L’attaquant de Monaco a doublĂ© la mise d’une finition propre (31ᵉ), avant de s’offrir le break juste avant la pause (45ᵉ+5). DoublĂ©, 3-0, et une statistique folle : Balogun devient le premier AmĂ©ricain Ă  inscrire deux buts dans un mĂŞme match de Coupe du monde depuis… 1930, la toute première Ă©dition.

La seconde pĂ©riode a Ă©tĂ© une formalitĂ© gĂ©rĂ©e. Le Paraguay a sauvĂ© l’honneur Ă  la 73ᵉ par Mauricio, idĂ©alement servi par Julio Enciso — oui, la pĂ©pite que je vous annonçais « dans la fosse aux lions » Ă  SoFi : seul, il a au moins existĂ©. Mais les États-Unis avaient le dernier mot : dans le temps additionnel, Giovanni Reyna a conclu d’un subtil extĂ©rieur du pied (90ᵉ+8) pour sceller un 4-1 sans appel. Quatre buts, zĂ©ro doute.

⚽ Bobadilla c.s.c. 7ᵉ ⚽ Balogun 31ᵉ ⚽ Balogun 45ᵉ+5 ⚽ Mauricio (Par.) 73ᵉ ⚽ Reyna 90ᵉ+8
4 buts plantés au Paraguay
45 minutes pour plier le match
1930 le précédent doublé US, avant Balogun
3 points pour lancer le Mondial

Le focus : la leçon de verticalité de Pochettino

C’est ça qui m’a marquĂ© hier soir, bien plus que le score : la manière. On a longtemps reprochĂ© au football amĂ©ricain d’ĂŞtre athlĂ©tique mais scolaire, vaillant mais prĂ©visible. Cette Ă©quipe-lĂ , façonnĂ©e par Mauricio Pochettino, joue Ă  l’envers de ce clichĂ©. Dès la rĂ©cupĂ©ration, le premier regard est vers l’avant. Pas de possession stĂ©rile pour rassurer : un jeu direct, vertical, tranchant, qui cherche systĂ©matiquement Ă  casser les lignes et Ă  attaquer l’espace dans le dos de la dĂ©fense adverse.

Le Paraguay, bloc traditionnellement solide mais lent Ă  reculer, a Ă©tĂ© la victime parfaite de ce plan. Ă€ chaque transition, les AmĂ©ricains envoyaient un, deux, trois joueurs dans la profondeur — et la charnière paraguayenne, prise de vitesse, n’a jamais trouvĂ© la parade. Sur le flanc gauche, Christian Pulisic a Ă©tĂ© un poison absolu : c’est lui, en prenant la profondeur derrière son dĂ©fenseur, qui sert Balogun sur l’ouverture du score « rĂ©elle ». Le Milanais a rĂ©ussi le plus de dribbles et créé le plus d’occasions de la première pĂ©riode — avant d’ĂŞtre tranquillement sorti Ă  la pause, le travail fait. Devant, Balogun a parfaitement jouĂ© ce rĂ´le d’Ă©pĂ©e : appels dans le dos, courses croisĂ©es, prĂ©sence dans la surface au bon moment. Et au milieu, Weston McKennie a fait le lien entre la rĂ©cupĂ©ration et ces fameuses passes verticales qui ont fait si mal.

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Pas de possession pour se rassurer : Ă  chaque ballon rĂ©cupĂ©rĂ©, le premier regard est vers l’avant. Ce soir-lĂ , le football amĂ©ricain a enfin eu un visage — celui de la verticalitĂ©.
Cyssou, sur les États-Unis de Pochettino

Le rĂ©sultat, c’est une Ă©quipe qui ne laisse jamais respirer l’adversaire et qui transforme la moindre rĂ©cupĂ©ration en danger immĂ©diat. C’est exigeant — il faut du volume de courses, de la justesse technique Ă  grande vitesse, et un collectif qui rĂ©pète l’effort — mais quand ça fonctionne, c’est dĂ©vastateur. Hier, ça a fonctionnĂ© Ă  plein rĂ©gime pendant 45 minutes, et ça a suffi. Reste Ă  confirmer face Ă  des dĂ©fenses plus rapides et mieux organisĂ©es que celle du Paraguay : c’est lĂ  qu’on jugera vraiment ce projet. Mais en termes de promesse de jeu, c’Ă©tait la copie la plus sĂ©duisante de ce premier tour cĂ´tĂ© hĂ´tes.

Ce que ça dit pour la suite

Trois points, quatre buts, un Ă©tat d’esprit conquĂ©rant et une identitĂ© de jeu claire : les États-Unis ne pouvaient pas rĂŞver meilleur lancement de leur Mondial Ă  domicile. Dans le groupe D, ce succès les place idĂ©alement aux cĂ´tĂ©s de l’Australie, qui a aussi gagnĂ© de son cĂ´tĂ©. Le vrai test viendra plus tard, contre des adversaires capables de gĂ©rer la profondeur et de leur renvoyer leur intensitĂ©. Mais une chose est sĂ»re : si Pochettino parvient Ă  faire jouer son Ă©quipe Ă  ce rythme et avec cette verticalitĂ© pendant tout le tournoi, les AmĂ©ricains seront un client très dĂ©sagrĂ©able pour tout le monde. Le pays hĂ´te a posĂ© un vrai marqueur.


📚 Sources

Jouer comporte des risques (endettement, dépendance, isolement). Interdit aux moins de 18 ans — 09 74 75 13 13.

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