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Il a fallu attendre, mais le moteur a fini par s’emballer. Menée à la pause par une vaillante Nouvelle-Zélande, l’Égypte a renversé la rencontre (3-1) au terme d’une seconde période parfaite, orchestrée par un Mohamed Salah d’abord à la finition, puis à la baguette. Résultat : la toute première victoire de l’histoire de l’Égypte en phase finale de Coupe du monde, et la tête du groupe G.
Le match : démarrage poussif, second acte parfait
La première période fut un cauchemar pour les Pharaons. Surprise par l’engagement des All Whites, l’Égypte a été cueillie par une tête puissante de Finn Surman (15ᵉ) et a rejoint les vestiaires menée 0-1, sans rythme ni inspiration. Le moteur égyptien tournait au ralenti, et la Nouvelle-Zélande y croyait.
Et puis l’Égypte est revenue transformée. Mostafa Zico a égalisé d’une tête bien placée (58ᵉ), avant que Mohamed Salah ne fasse passer son équipe devant (67ᵉ). Lancé, le capitaine a ensuite régalé : c’est lui qui a guidé l’action du break, conclu par Trezeguet (82ᵉ) pour sceller un 3-1 sans appel. Une seconde mi-temps de patron, à l’image de son leader.
Le focus : Salah, à la finition puis à la baguette
On l’attendait décisif ; il a été déterminant. Après un premier match où il avait enfin pesé, Mohamed Salah a cette fois fait basculer la rencontre à lui seul. D’abord en buteur, en redonnant l’avantage à son équipe d’un geste de renard (67ᵉ) ; ensuite en chef d’orchestre, en éclairant le jeu pour offrir le but du break. Buteur puis passeur : la définition même du grand joueur qui porte sa sélection sur ses épaules quand elle en a le plus besoin.
C’est tout le paradoxe — et la promesse — de cette Égypte : un démarrage poussif, des automatismes longs à se mettre en place, mais une capacité à tout renverser dès que son leader monte en température. La seconde période fut un modèle de maîtrise et d’efficacité. Reste à apprendre à entrer dans les matchs plus tôt, car toutes les équipes ne pardonneront pas un premier acte aussi pâle. La Nouvelle-Zélande, courageuse et longtemps devant, peut nourrir des regrets : elle a tenu tête à une nation qui possède, elle, un Salah pour faire la différence. Et ça change tout.

Mené à la pause, puis foudroyé : quand Salah décide de prendre un match par la main — un but, une passe —, l’Égypte change de dimension. Le patron a parlé.Cyssou, sur le récital de Salah
Ce que ça dit pour la suite
Au classement du groupe G, l’Égypte prend seule la tête et se dirige vers les seizièmes de finale, forte de ce premier succès historique. La Nouvelle-Zélande, battue après avoir longtemps mené, voit la qualification s’éloigner. Pour les Pharaons, le message est double : la dépendance à Salah reste réelle, mais tant qu’il est à ce niveau, l’Égypte a de quoi viser loin. Il faudra simplement entrer dans les matchs avec l’intensité de la seconde période — pas de celle de la première.
À toi de jouer
Salah peut-il emmener l’Égypte loin dans ce Mondial ? Et ce démarrage poussif est-il un vrai danger pour la suite ? Donne ton avis en commentaire.
📚 Sources
- Eurosport — renversante, l’Égypte s’offre un premier succès en Coupe du monde
- Foot Mercato — l’Égypte assure contre la Nouvelle-Zélande
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