Sommaire
Dans les grands rendez-vous, il répond toujours présent. Menée par une Norvège vaillante, l’Angleterre a dû s’employer et attendre la prolongation pour renverser les Scandinaves (1-2 a.p.) au Hard Rock Stadium de Miami. L’homme du match ne surprendra personne : Jude Bellingham, auteur d’un doublé décisif, dont le but victorieux à la 93ᵉ minute. Les Three Lions rejoignent le dernier carré ; la Norvège, elle, sort par la grande porte après un tournoi référence. La vraie Coupe du monde a bien commencé.
Le match : la Norvège devant, Bellingham pour tout renverser
La Norvège a longtemps cru à l’exploit. À la 36ᵉ minute, sur un service de son capitaine Martin Ødegaard, Andreas Schjelderup a ouvert le score et récompensé l’audace des hommes de la sélection qui avait sorti le Brésil (1-0). Mais juste avant la pause, à la 45+2, Jude Bellingham a répondu du tac au tac, servi par Anthony Gordon, pour recoller au score (1-1). Un couperet psychologique terrible pour les Norvégiens, qui rentraient aux vestiaires avec le sentiment d’avoir laissé filer leur avantage.
La seconde période, tendue et fermée, n’a pas accouché du moindre but : 1-1 au terme du temps réglementaire, direction la prolongation. Et là, l’Angleterre a fait parler sa science des grands moments. Dès la 93ᵉ minute, Bellingham a surgi pour s’offrir un doublé et donner l’avantage aux siens (1-2). Un but qui a assommé une Norvège vidée de ses forces, incapable de réagir dans le dernier acte. Comme si souvent, les Three Lions ont fini par faire la différence par leur profondeur et leur sang-froid.
Le focus : Bellingham, l’homme des grands soirs
Il y a des joueurs qui grandissent quand la lumière est la plus forte. Jude Bellingham est de ceux-là. Déjà monstrueux face au Mexique, le milieu du Real Madrid a de nouveau porté l’Angleterre sur ses épaules : une égalisation clé juste avant la pause, puis le but victorieux en prolongation. Avec ce doublé, il grimpe à six réalisations dans le tournoi et s’affirme comme l’un des grands hommes de ce Mondial. Sa faculté à surgir précisément quand son équipe en a le plus besoin est la marque des tout meilleurs. L’Angleterre tient là son leader, celui qui peut la porter jusqu’au bout.
Il faut aussi saluer la Norvège, qui quitte la compétition la tête haute. Portée par Ødegaard et une génération enfin arrivée à maturité, la sélection scandinave aura marqué ce tournoi de son empreinte, après avoir notamment fait tomber le Brésil. Ce quart de finale perdu dans la douleur ne doit pas effacer un parcours remarquable. Il aura manqué un rien — un peu de fraîcheur dans la prolongation, un peu de réussite — pour écrire une page encore plus grande. La Norvège n’a pas fini de faire parler d’elle.

Une égalisation avant la pause, le but vainqueur en prolongation : Bellingham a encore décidé du sort d’un match couperet. La Norvège a été courageuse, mais quand un joueur de ce niveau se met à ce diapason, il n’y a plus grand-chose à faire. L’Angleterre file en demie.Cyssou, sur le récital de Bellingham
Ce que ça dit pour la suite
L’Angleterre s’offre une demi-finale de gala face à l’Argentine, tombeuse de la Suisse — un choc chargé d’histoire, de 1966 à 1986, entre deux nations qui se sont si souvent croisées dans les grands tournois. Les Three Lions, réputés pour caler à ce stade, ont cette fois l’occasion de renverser leur malédiction. La Norvège, elle, rentre avec les honneurs et une certitude : elle a désormais les armes pour viser encore plus haut. Pour suivre la route de chacun, le grand tableau est à jour.
À toi de jouer
Bellingham est-il en train de porter l’Angleterre vers un premier sacre depuis 1966 ? Et la Norvège a-t-elle les moyens de viser le titre dans quatre ans ? Donne ton avis en commentaire.
📚 Sources
Jouer comporte des risques (endettement, dépendance, isolement). Interdit aux moins de 18 ans — 09 74 75 13 13.