Ligue des Champions

Bayern-PSG (1-1) : Paris valide en finale grâce à un collectif enfin solide

Faut être honnête deux secondes : après le 5-4 d’anthologie de l’aller, on se demandait tous quelle version du PSG allait débarquer à Munich. La réponse est tombée à la 3e minute, et elle était limpide.

Dembélé en mode chirurgien, et tout est dit

Une-deux avec Fabian Ruiz, Kvaratskhelia qui déborde côté gauche, centre en retrait, plat du pied sous la barre de Neuer. 1-0 à la 3e. Septième but en 12 matchs de C1 cette saison pour le Ballon d’Or. Tu peux pas écrire un scénario plus parisien que ça : tu prends le Bayern dans son antre, tu marques avant qu’ils aient le temps de chauffer leurs crampons, et tu leur colles le doute pour 87 minutes.

Mais la vraie info du match, elle est pas là. Elle est dans ce qui s’est passé après.

La leçon défensive qu’on attendait

L’aller, on s’était tous régalés mais on avait aussi tous flippé. 4 buts encaissés au Parc, c’est pas un plan de carrière pour aller chercher une finale. Luis Enrique a manifestement eu la même conversation avec ses joueurs que nous avec nos potes au comptoir.

Bloc plus compact, lignes plus rapprochées, pressing déclenché plus tard et plus collectivement. Le Bayern a fait tourner comme des handballeurs en deuxième période sans jamais trouver l’intervalle. Olise remuant comme d’hab, mais sa frappe enroulée du jour ? Dans les bras de Safonov. Luis Diaz qui reprend le centre de Davies ? Repoussé. Kane qui finit par marquer ? À la 94e, quand tout est plié.

Ça c’est pas du hasard, c’est du boulot tactique.

Le truc malin : défendre sans renier l’ADN

Voilà ce qui me régale dans ce PSG version 26. Beaucoup d’équipes, dans la même situation (5-4 à protéger, à l’extérieur, contre le Bayern), auraient sorti le bus. Bloc bas, dégagement, on rentre à la maison avec le 0-0. Paris a fait l’inverse : ils ont solidifié derrière, mais ils ont gardé leur tranchant devant.

Résultat, à chaque récupération, transition verticale, ça part en feu. Doué qui élimine quatre mecs en solo à la 64e (allez la revoir, c’est obscène). Kvara qui se paie un sombrero. Doué encore (71e, 76e), Kvara encore (79e), Mendes (83e). Le PSG aurait pu tuer le match cinq fois en deuxième période. Que Neuer en sorte deux ou trois énormes, c’est aussi ça la vérité d’une demie de C1.

Le vrai message envoyé à Arsenal

Le 30 mai à Budapest, ils vont retrouver une équipe d’Arteta qui joue un foot complètement différent du Bayern. Plus posé, plus structurel, moins de transitions à exploiter. Mais le message envoyé hier soir, c’est que ce PSG n’a plus une seule version de lui-même. Il peut te marcher dessus 5-4 dans un match fou, et il peut aussi te tenir 1-1 dans un match maîtrisé. Cette amplitude tactique-là, l’année dernière, ils l’avaient pas.

Et puis sortons-le clairement : Kane qui marque à la 94e, c’est un but de fierté, pas un but de drame. À ce moment-là, l’Allianz Arena s’était déjà résignée. Lui aussi je crois.

Et vous, vous y croyez à Budapest ?

Une finale Arsenal-PSG, deux équipes qui font du football moderne, deux philosophies opposées. Vous voyez Paris s’imposer comment ? Sur la même solidité qu’hier soir, ou faudra retrouver le chaos du Parc ? Balancez en commentaire.