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Pas besoin d’un grand Lamine Yamal pour dérouler. Même avec une prestation en demi-teinte de sa jeune star, l’Espagne a livré une véritable démonstration collective face à une Autriche dépassée (3-0). Portée par un doublé de Mikel Oyarzabal et une maîtrise de tous les instants, la Roja a validé son billet pour les huitièmes avec la manière et un sérieux message envoyé à la concurrence. La vraie Coupe du monde a bien commencé.
Le match : la Roja maîtresse, l’Autriche submergée
L’Espagne a imposé sa patte dès l’entame, avec cette possession patiente et ce pressing qui étouffent l’adversaire. La récompense est tombée à la 36ᵉ minute : sur un centre de Marc Cucurella, Mikel Oyarzabal a ouvert le score (1-0). À la pause, la Roja menait logiquement face à une Autriche réduite à défendre.
En seconde période, la sélection de Luis de la Fuente a fait le break puis géré son avance avec autorité. À la 66ᵉ minute, Pedro Porro, servi par Baena, a doublé la mise (2-0), avant qu’Oyarzabal ne s’offre un doublé à la 89ᵉ, encore sur un caviar de Cucurella, double passeur du soir (3-0). Une prestation aboutie, sans forcer, contre une Autriche qui n’a jamais existé offensivement.
Le focus : quand la Roja gagne sans dépendre de Yamal
C’est peut-être ça, la vraie force de cette Espagne. Ce soir, Lamine Yamal, si étincelant d’ordinaire, a livré l’un de ses matchs les plus discrets — moins tranchant, moins décisif, souvent muselé par les défenseurs autrichiens. Et pourtant, la Roja a gagné 3-0, presque sans trembler. Le signe d’une équipe qui ne repose pas sur un seul homme, mais sur un collectif riche, capable de faire mal par de multiples canaux. Oyarzabal en finisseur, Cucurella en soliste sur son côté, Porro en renfort offensif : les solutions ne manquent pas.
Voilà qui doit inquiéter les autres favoris. Une sélection qui déroule même quand sa pépite est en dedans, c’est le propre des grandes équipes. L’Autriche, elle, aura tenu une mi-temps avant de céder sous le poids de la domination espagnole. Solide en phase de groupes, elle butait cette fois sur trop fort pour elle. La Roja, sereine et complète, s’installe un peu plus dans le costume de candidate au titre.

Yamal a passé une soirée sans, et l’Espagne a quand même gagné 3-0 en démonstration. Ça, c’est la marque des favoris : ne pas dépendre d’un seul joueur. La Roja fait peur.Cyssou, sur la maîtrise espagnole
Ce que ça dit pour la suite
Et le tirage réserve d’entrée une affiche de gala. En huitièmes de finale, l’Espagne affrontera le Portugal, tout juste vainqueur de la Croatie au bout de la nuit — un choc ibérique électrique, entre deux voisins qui se connaissent par cœur. Si la Roja garde ce niveau de maîtrise, et si Yamal retrouve son inspiration, l’Espagne aura de quoi passer. Mais un derby de la péninsule ne se joue jamais sur le papier. Pour suivre la route de chacun, le grand tableau est à jour.
À toi de jouer
L’Espagne est-elle la meilleure équipe de ce Mondial ? Et le choc face au Portugal te fait-il rêver ? Donne ton avis en commentaire.
📚 Sources
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