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Le Maroc, encore et toujours. Mené à dix minutes de la fin, condamné, le Maroc a égalisé dans le temps additionnel par Diop avant d’éliminer les Pays-Bas aux tirs au but (1-1 a.p., 3-2 aux t.a.b.). Quatre ans après son épopée jusqu’au dernier carré, les Lions de l’Atlas font tomber un nouveau géant européen et confirment qu’ils sont devenus une terreur des grands rendez-vous. La vraie Coupe du monde a bien commencé.
Le match : les Oranje devant, les Lions qui ne lâchent rien
Longtemps, les Pays-Bas ont cru tenir leur qualification. Maîtres du ballon, dangereux par séquences, les Oranje ont fini par concrétiser leur ascendant à la 72ᵉ minute : Cody Gakpo a trompé la vigilance marocaine pour ouvrir le score (1-0). À vingt minutes du terme, la sélection de Koeman, solide depuis le début du tournoi, semblait filer vers les huitièmes.
Mais c’était sans compter sur le mental de fer du Maroc, déjà tranchant au premier tour. Dans le premier des arrêts de jeu, à la 90+1, Diop a surgi pour égaliser et faire basculer le match (1-1). Galvanisés, les Lions de l’Atlas ont tenu la prolongation, puis dominé la séance de tirs au but (3-2) pour valider une qualification arrachée dans la douleur et l’euphorie.
Le focus : le Maroc, cette habitude de défier les géants
Il y a des équipes que rien ne semble pouvoir abattre. Quatre ans après avoir atteint les demi-finales au Qatar — un exploit historique pour le football africain et arabe —, le Maroc remet ça : mené, dos au mur, il a trouvé les ressources pour égaliser à la dernière seconde du temps réglementaire avant de s’imposer dans l’exercice des tirs au but, sa spécialité. Diop, héros inattendu de la 90+1, incarne cette force collective d’une sélection qui ne meurt jamais.
Pour les Pays-Bas, la désillusion est immense. Les Oranje ont mené, dominé, cru tenir leur billet… avant de se faire rejoindre puis sortir dans l’exercice le plus cruel. Une élimination dès les seizièmes qui laissera des regrets éternels à une génération talentueuse, encore une fois trahie par son incapacité à conclure. Le Maroc, lui, peut continuer à rêver grand.

Mené à la 90ᵉ, le Maroc égalise à la dernière seconde et sort les Pays-Bas aux tirs au but. Ce n’est plus une surprise, c’est une identité : les Lions de l’Atlas sont devenus des tueurs de géants.Cyssou, sur le sang-froid marocain
Ce que ça dit pour la suite
Le Maroc continue son chemin et hérite, en huitièmes de finale, d’une affiche électrique face au Canada pays-hôte, lui aussi auteur d’un exploit au tour précédent. Deux équipes portées par une ferveur immense, deux outsiders qui n’ont peur de personne : le duel s’annonce bouillant. Après une telle démonstration de caractère, les Lions de l’Atlas aborderont ce rendez-vous avec une confiance totale. Pour suivre la route de chacun, le grand tableau est à jour.
À toi de jouer
Le Maroc est-il en train de réécrire l’histoire du football africain ? Et jusqu’où peuvent aller les Lions de l’Atlas dans ce Mondial ? Donne ton avis en commentaire.
📚 Sources
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