🇮🇷 Iran — La Team Melli, l’habituée qui rêve enfin d’un huitième
Coupe du Monde 2026

🇮🇷 Iran — La Team Melli, l’habituée qui rêve enfin d’un huitième

Septième Coupe du Monde, quatrième d'affilée, mais jamais un huitième de finale : l'Iran d'Amir Ghalenoei vise enfin le tour suivant, porté par son capitaine-buteur Mehdi Taremi. Qualifiée très tôt et avec autorité, la Team Melli arrive privée de Sardar Azmoun et dans un contexte hors-terrain tendu. Avec le format à 48 et un Groupe G ouvert derrière la Belgique, le rêve d'un premier huitième n'a jamais semblé aussi accessible.

Cyssou de Foot Vertical Rédaction · Foot Vertical
4 min de lecture
Partager

Groupe G · Coupe du Monde 2026


Sept Mondiaux, jamais un huitième

L’Iran est l’un des piliers du football asiatique : septième Coupe du Monde en 2026 (1978, 1998, 2006, 2014, 2018, 2022, +2026) et quatrième participation consécutive. Triple champion d’Asie (1968, 1972, 1976), la Team Melli est une habituée de la grande scène. Mais comme tant d’autres dans ce groupe, elle traîne un plafond de verre : jamais elle n’a passé le premier tour. Ses trois seules victoires en phase finale resteront longtemps dans les mémoires : contre les États-Unis en 1998, le Maroc en 2018 et le pays de Galles en 2022. Au classement FIFA, l’Iran est 21e (2e nation asiatique derrière le Japon).

Ghalenoei et une qualif maîtrisée

Le sélectionneur Amir Ghalenoei (en poste pour son second mandat depuis mars 2023) a piloté une campagne quasi parfaite : une seule défaite en 16 matchs, première place du groupe A des éliminatoires asiatiques. L’Iran a validé son billet dès le 25 mars 2025 grâce à un match nul 2-2 contre l’Ouzbékistan à Téhéran (doublé de Mehdi Taremi), devenant la troisième nation qualifiée de la planète hors pays hôtes, après le Japon et la Nouvelle-Zélande.

Taremi, capitaine et patron

La star, c’est Mehdi Taremi (Olympiacos), capitaine, plus de 100 sélections et déjà 10 buts sur la seule campagne de qualification. À 33 ans, il dispute son troisième Mondial et reste l’un des attaquants iraniens les plus prolifiques de l’histoire en Europe. Autour de lui, des cadres expérimentés : l’ailier Alireza Jahanbakhsh (passé par Brighton), le créateur Saman Ghoddos, le vétéran Ehsan Hajsafi et le gardien Alireza Beiranvand. Le projet de jeu de Ghalenoei est limpide : bloc défensif solide, transitions rapides, et le mouvement de Taremi pour faire la différence.

L’absence Azmoun, et un Mondial sous tension

La grande absence de la liste, c’est Sardar Azmoun. L’attaquant aux 57 buts en 91 sélections a été écarté du groupe, déjà laissé de côté lors des amicaux de mars 2026 sur fond d’informations évoquant un geste jugé déloyal envers le gouvernement — et ce malgré un appel public du vice-président iranien réclamant son retour. Ghalenoei a maintenu son choix au moment d’annoncer ses 26.

Au-delà du terrain, l’Iran abordera ce tournoi dans un contexte géopolitique tendu avec les États-Unis, pays co-organisateur. En marge de la compétition, la rencontre Égypte-Iran prévue à Seattle a même fait l’objet de discussions, les deux fédérations ayant exprimé leur opposition à ce que leur match soit associé à une initiative locale autour de la cause LGBTQ+. Le football iranien n’est jamais tout à fait déconnecté du reste.

Le Groupe G : le huitième est jouable

Le calendrier officiel CDM 2026, figé depuis le tirage du 5 décembre 2025 (horaires en heure française) :

Mardi 16 juin (3h, Los Angeles) — Nouvelle-Zélande : l’entrée en matière, et sans doute la meilleure occasion de prendre trois points. Un match à ne surtout pas manquer pour lancer la campagne.

Dimanche 21 juin (21h, Los Angeles) — Belgique : le choc face au favori. L’occasion, peut-être, d’un nouvel exploit à l’iranienne sur un match fermé et un contre bien senti.

Samedi 27 juin (Seattle) — Égypte : la dernière journée, probablement décisive pour la qualification. Un duel direct face aux Pharaons qui pourrait valoir une place en 16es.

Avec le format à 48 (les 8 meilleurs 3es passent), l’Iran tient peut-être la meilleure occasion de son histoire d’atteindre enfin un huitième de finale. Battre la Nouvelle-Zélande d’entrée, gratter quelque chose contre la Belgique, et tout se jouerait face à l’Égypte. Sur le papier, c’est à portée. Reste à transformer la régularité en exploit.

Et toi, tu y crois à cette Team Melli ? Premier huitième de finale de l’histoire iranienne grâce au format à 48, ou énième sortie au premier tour pour l’éternelle habituée du Mondial ?


📚 Sources

Partager l'article
Cyssou de Foot Vertical Rédaction · Foot Vertical